Mot du rédacteur:
Le dixième billet sur Ici et here est par Élise Desaulniers. Elle s’intéresse aux questions éthiques liées à l’alimentation et est l’auteur du blog Penser avant d’ouvrir la bouche.
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« Faire à manger, c’est comme rouler en bicycle. Une fois que t’as appris, t’oublies plus. » C’est ce que ma grand-mère me disait alors qu’elle essayait de m’apprendre à faire des gâteaux à l’œil (« Tu vois que ça manque de farine, c’est pas compliqué ! ») et à éplucher des oignons sans pleurer. Je devais avoir tout au plus 6 ou 7 ans et évidemment, j’ai tout oublié. Je trouvais alors beaucoup plus simple de mettre un peu d’eau dans les mélanges de mon four Easy Bake et laisser ma mère s’occuper du reste. Et c’est comme ça que j’ai continué à me nourrir pendant des années – du resto, du surgelé, des mélanges à muffins et des légumes pré-coupés – sauf le samedi pour la visite.
Il y a quelques années, j’ai commencé à lire sur les questions éthiques liées à l’alimentation (un peu par hasard, je faisais des scans pour mon chum philosophe!) et j’ai peu à peu réalisé tout l’impact de mes choix alimentaires sur la souffrance animale, la pollution, le réchauffement climatique, l’exploitation des travailleurs, etc. Je ne pouvais plus mordre innocemment dans mon pâté au saumon surgelé-réchauffé. Je devais prendre le contrôle de mon alimentation. Et le seul moyen d’arriver à manger plus sainement, plus éthiquement, c’était d’apprendre (ou de réapprendre) à cuisiner.
J’ai alors pris quelques cours auprès de chefs des restos que j’aimais bien et dans de « vraies » écoles. À chaque fois, j’en suis sortie inspirée, pleine d’idées. C’est une chance qu’on a à Montréal d’être entourés de dizaines de passionnés de cuisine qui s’offrent aussi pour nous apprendre à faire à manger ! En voici quelques uns :
Beat Richert et Marisol Stevensen : une cuisine végé familiale
Beat et Marisol
Marisol est naturothérapeute et végétarienne depuis 20 ans. Beat n’a jamais goûté à de la viande de sa vie. Ils forment un couple, sont parents de deux enfants et partagent des recettes simples dans le cadre d’ateliers au marché Jean-Talon. Les cours se tiennent chaque mois, de 10h à 13h. On cuisine, on déguste, et on sort de là le ventre bien rempli avec des idées et des recettes pour un menu complet, de l’entrée au dessert qui sauront plaire à tous. «Au prochain atelier en février, on va préparer une soupe de carottes et pommes épicés à la menthe, des champignons sauvages rôtis au thym, de la quinoa aux herbes, deux salades d’hiver et pour dessert, une tarte au fromage bio et sirop d’érable et des quartiers d’orange à l’eau de fleur d’oranger et cannelle ».
60$ par personne
Site Web
Marc-André Cyr, le boulanger itinérant
Marc-André
Marc-André est tombé dans la farine quand il était petit. Ancien chef boulanger chez Olive et Gourmando, il offre aujourd’hui des cours de boulangerie à domicile. Faire son pain à domicile ? On peut vraiment faire du pain chez soi sans avoir à construire un four dans sa cour arrière ? « Bien sûr ! J’arrive avec tous les ingrédients et les instruments et je vous montre les bases qui vont permettre de vous débrouiller ». Il fait quelques pâtes, en tire des dizaines de variations : petits pains, croûtons, bâtonnets de fromage, etc. Et en prime, il offre à ses anciens étudiants un service après-vente à vie. « les gens qui ont suivi mes cours m’écrivent pour me dire qu’ils ont essayé ceci et que ça n’a pas marché. On regarde ensemble où est le problème. D’autres m’envoient des photos de leurs pains. J’adore ça». Et si le meilleur pain en ville était dans votre garde-manger ?
70$ par personne pour un groupe de 5 personnes.
Site Web
Dominique Dupuis, la cuisine pour tous
Dominique
Dominique a l’esprit alerte et le sourire contagieux. Grande voyageuse (elle revient de neuf mois en Inde), elle a été hôtesse de l’air et nutritionniste dans un hôpital avant de découvrir que sa réelle vocation était dans l’enseignement de la cuisine. Elle offre depuis plusieurs années des cours de cuisine économique et santé au Centre Jean-Claude Malépart dans Hochelaga. « On apprend vraiment la base, comment planifier ses repas, comment lire une recette, comment préparer des plats simples. À la fin de la session, les étudiants repartent avec ce qu’ils ont préparé.» Au cours des 12 semaines que dure le cours, elle voit ses étudiants se transformer. Ils n’ont plus peur des légumineuses et reviennent pour suivre ses cours de cuisine végétarienne. « J’en ai qui ont fait le cours trois fois, simplement parce qu’ils aiment ça. » L’an dernier, elle a ouvert sa propre école sur le Plateau, l’Armoire du haut. Elle y enseigne une cuisine végétalienne et inventive qui va plus loin que le sauté de tofu : cuisiner avec des épices (cuisine indienne), sauces et vinaigrettes, pains et muffins végés, etc. Ses cours sont offerts à des petits groupes où chacun met la main à la pâte.
70$ par personnes.
Site Web
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Et si on a encore faim, on peut aussi aller prendre des cours de légumes italiens ou de gnocchis avec Elena Faita à son école Mezza Luna. Ou encore améliorer ses techniques culinaires en participant à un atelier de la boutique Les Touilleurs sur Laurier. Les Touilleurs offrent des Ateliers-Rencontres avec quelques uns des meilleurs chefs de Montréal. Cet hiver, on pourra entre autres découvrir la cuisine des 400 coups avec Marc-André Jetté et apprendre à cuisiner des tapas avec Marie-Fleur St-Pierre de Tapeo.





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OHHHHHHHHHHHHHHHHH Elise … you at the age of 3 … sigh!
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